13 mai 2008

Une belle histoire

C'est vrai quoi bordel d'ornithorynque, assez de salaceries et un peu de place pour des mignoneries...

En plus j'en ai une belle en tête

ça se passe encore là

9_visuel_vieilles_charrues

(ah il s'en passe des choses vers caraix ...)

C'était le dernier jour (normal, les belles choses arrivent toujours quand il faut se barrer)

C'était le dernier concert, la tente était déjà pliée, nos cadavres de bouteilles entassés dans la fosse à cadavre (jsuis sure qu'il y avait aussi des gens morts là dedans au passage) et nos boueux habits rangés tassés dans nos boueux sacs... Breeeeef, ça sentait la fin.
Et c'est partout pareil, pareil que la soirée de la dernière chance à l'UCPA, pareil que le dernier jour de lycée quand vous allez dire a celui que vous aimez depuis la seconde que vous l'aimez et qu'a ce moment là vous apprenez que lui aussi
et qu'il part étudier au Kurdikstan
C'est encore un truc bizarre du comportement humain, dès que tu sais que tu peux tenter, avouer sans prendre le risque d'assumer derrière, tu te lances... (c'est probablement un effet du réchauffement climatique et des boîtiers anti jeunes, tout ça nous grille des neurones grave.)

Doncdoncdonc

Dernier concert, un truc génial avec des tas et des tas de gens, bref un concert quoi, hop repérage de beau mâle qui sent bon (ça il en reste peu au bout de 4 jours de festoche). J'ai un méga radar super précis, faut dire que je suis du genre a savoir ce que je veux. L'Homme est repéré, il est la, il est blond, il a des chaussures à mon goût (très important ça, je fais une névrose sur les chaussures) et il se balance sur la musique. Un rapide check -pas de nana dans les alentours susceptible de me déccrocher un uppercut dans ma face si je m'approche de celui qui sent bon- checké, je me place non loin et me balance a ses côtés. 2eme check de sécurité -> je fais semblant de chercher quelqu'un dans la foule, je me retourne et parcours la foule des yeux en passant discrètement a son niveau je l'examine, belle gueule, zeux bleus (bonus!), l'air normal (enfin pas l'air de celui qui, malgré ses chouettes chaussures, va me vomir dessus incessamment sous peu) Tout va bien , trooooo facile !!!

Et c'est là que ça commence, la musique est cool, je danse a côté de lui, en me rapprochement tout tout doucement pour pas être grillée (vraiment doucement hein, genre 10cm par chanson!) ça à l'air d'une éternité, et plus je prends mon temps plus j'ai envie de le toucher.

Au bout d'assez longtemps, nos bras se frôlent tout a coup. Je tressaille, et mon coeur se met à accélérer.

La musique continue, et nous sommes assez proches, nous dansons côte à côte et de temps en temps, nos balancements opposés font que nos bras se frôlent, ...et de plus en plus souvent.

J'ai super chaud, mon coeur bat trop fort (il va entendre je me dis!) Je rigole intérieurement parce que je suis trop conne, je suis en train de me monter un film de fake histoire d'amour qui commence par des bars qui se frôlent alors que le gus a même pas grillé ma présence, parce que bon on est en concert, c'est normal de toucher ses voisins... Je suis trop naze.

Tant pis, j'aime bien son pti bras tout chaud alors ça dure.... ça dure une éternité...

Et là

...

Et là au lieu de balancer son bras, il l'a tourné, et c'est sa main que je frôle, sa main avec tout ses doigts (et yen a plein!)
> OOohhohooo mon dieu EST CE QU'IL L'A FAIT EXPRÈS ??????? ou est ce que je me fais vraiment des films a la con?

Une seule manière de le savoir, je tourne mon bras moi aussi et nos doigts se frôlent....
Ils s'effleurent, se caressent doucement... et sa main attrape la mienne

Cet instant à peut être duré en tout 7 secondes, mais c'est incroyable comme ces minuscules secondes semblent une éternités, tant c'est intense, tant mon coeur à faillit me lâcher, tant ma vie à défilée dans ma tête....

(ça me fait penser aux Poupées Russes > Le moment ou un peu pareil il attrape la main de Néus dans Paris)

On est là, on a arrêté de danser, c'est assez délicat, on se tient la main mais on ne s'est toujours pas regardés dans les yeux, j'ai super chaud, je dois être toute rouge, je sais pas trop quoi faire, lui non plus apparemment...
(au point ou on en est tu vas quand même pas partir en courant ma fille?)
Et au même moment on se retourne l'un vers l'autre et on s'enlace. On s'enlace on s'embrasse, on se découvre, il a une petite barbe naissante, il sent vraiment bon, on se regarde on se sourit...

(après ça expliquez moi ça sert à quoi la drague avec des mots?)

Et c'était magique, tu sais le moment ou t'as l'impression d'être toute seule avec lui alors qu'en fait nan pas du tout t'es au milieu de 360 451 personnes, mais que si tu étais dans un film il feraient un gros plan sur vous, un de ces plan qui vous tourne autour pendant que vous vous embrassez avec une musique de fou et tout les gens derrière la télé versent une ptite larme en disant "whoua c'est trop beau, ils ont trop de chance". Bon yavait pas la caméra qui tournait autour, ni la musique de fou, mais on étaient trop beau et on avaient trop de chance.

Sauf que
(avec moi ya toujours des "sauf que".... C'est l'histoire de ma vie!)

Sauf que c'était l'heure, que mon bus allait partir et qu'il fallait que je me dépêche d'aller chercher mes affaires. Je lui ai fait comprendre qu'il fallait qu'on y aille. Il m'a suivit, et en chemin j'ai pu voir qu'il était vraiment magnifique et qu'il me regardait comme si j'étais incroyable avec des grands yeux ravis.
J'ai juste eu le temps de savoir qu'il s'appelait Johan, qu'il était à central Nantes (beau ET intelligent!) et que ses parents vivaient en région parisienne (à Issis les moulineaux, > j'ai vraiment une mémoire qui retient des trucs stupide). 

Je lui ai donné mon numéro et j'ai sauté dans mon bus.

Merde

J'ai pensé à lui tout le trajet
A lui et à ce truc trop bien qui vous arrive toujours le dernier soir, parce que justement c'est le dernier soir que c'est pas possible que ça marche alors on essaie (stupide stupide fille)

Pour ce qui est de la chute de cette magnifique Love Story des Vieilles Charrues
- Parce que chute il y a.
Et qu'elle est digne de moi (mais vraiment)

2 jours plus tard je me rends compte en allumant mon portable que j'ai un message sur mon répondeur, je l'écoute, c'est lui, il me donne son numéro en me proposant de le rappeler. J'étais dans la cuisine à ce moment là avec ma mère qui me parlait, et j'entendais mal, et je me suis dis: je vais l'enregistrer, comme ça je le réécouterais au calme et je pourrais noter le numéro. Sauf que...

"Pour enregistrer le message, tapez 2"

3

"Message supprimé"

...

Merde

...

05 mai 2008

Le posé de Lèvres

Aujourd'hui on va faire une petite pause avec le trash et on va parler un peu de trucs mignons...

Le posé de lèvres... KOIKES ???

1723646655.jpg

1087209979.jpg264610058.jpg550609622.jpgIl faut revenir quelques années plus tôt, j'étais en seconde et j'étais folle amoureuse d'un jeune padawan nommé Karab. C'était l'été et on est parti ensemble en colo en Corse . Jusque là tout va bien.

Le truc c'est qu'on étaient déjà de sacrés coquins et qu'on ne voulait pas qu'ils nous séparent, nous on voulait dormir sous la même tente. Il nous fallait un plan. Et ça, c'est trop mon truc les idées tordues alors ça n'a pas été compliqué. Je suis allé leur dire que Karab était mon demi frère que mon père avait eu avec la femme de ménage, qu'on venait à peine de l'apprendre, que c'était pour ça que notre père nous avait envoyé ensemble en colo, pour qu'on fasse connaissance. Et j'en ai fait des tas, avec les petites larmes et tout, c'est mon seul frère, je l'adore, je suis tellement contente de l'avoir, ça serait possible qu'on dorme dans la même tente?

Avec les mensonges, ce qui est génial c'est que plus ton mensonge est gros et invraisemblale, plus les gens vont te croire. Bah oui, qui serait assez stupide pour raconter un mensonge aussi tordu? Et ils ont marchés ! Trop touché par notre histoire, ils m'ont demandé des tas de détails et faut dire que je n'ai pas été mauvaise. J'aurai dû faire comédienne... (je l'ai toujours su) Pour finir impossible de faire des tentes mixtes, mais on avait le droit de faire la sieste ensemble. Et la sieste en Corse c'est indispensable.

C'est ainsi qu'on a joué à l'amour interdit, l'amour caché. On s'attrapait la main sous la table de pique nique, on se faisait des missions commando pour se rejoindre dans la douche, on se cachait dans le camping, derrière les caravanes pour se faire des bisous. On se faisait des bisous silencieux, sans le "smack", juste des posés de lèvres. C'était trop exitant de se cacher comme ça. A l'heure de la sieste on s'en donnait à coeur joie dans la tente, impossible de faire l'amour de peur que son coloc de tente ne débarque, mais attouchements silencieux et posés de lèvres... On avait l'impression de vivre un truc interdit... Le soir on se cachait du groupe, on allait sur la plage pour faire un peu des cochoneries. Je me souviens ça chauffait drôlement, et même une fois la plage était desèrte, juste un type qui passe. Il s'arrête juste au dessus de nous. On s'arrête, et le type "oh vous arrêtez pas pour moi, je fais que regarder" !!

Le truc qui vous refroidit direct !!

C'est sur cette plage que je lui avait fait ma première fellation, jusqu'au bout, et je me souviens après nous être séparés et être rentrés chacuns dans notre tente, je reçois un texto de lui "c'était mieux que tout, mieux que du chocolat doux et gouteux, top du top, meilleur des emissions télé"... J'ai jamais trop compris, une chose est sure, on est con quand on est jeune. Cons et heureux.

La nuit quand tout le monde dormait je le rejoignait, et on faisait l'amour juste à côté du coloc de tente, et dès qu'il bougeait je me planquais sous le sac de couchage... pas très pratique mais trèèèès excitant...

Comme j'étais censé être sa soeure, les autres filles venaient se confier à moi à son sujet : "waaaou il est super craquant Karab, tu crois que je lui plais? Tu pourrai pas essayer de m'arranger un coup? " ça me rendais diiingue! Pour finir yen a une qui était vraiment vraiment trop entreprenante (c'est dingue comme ya des préados peuvent être de grosses chaudasses) et je lui ai dit que c'était pas mon frère mais mon copain. Ouai ben ça l'a pas dégonflé la nana " bah c'est pas grave, on pourrait faire des trucs à trois" (jvais la tuer jvais la tuer...)

Et puis une fois

Il y avait une après midi plage, avec Karab on a nagé loin loin jusqu'à une bouée, et on a fait l'amour accroché à cette boué. Et le truc qu'on avait pas prévu c'est le mono qui passait par là en masque-tuba...

Il a été cool, il restait que 2 jours, il a rien dit, mais j'ai plus osé le regarder en face...